Bernadette de Gasquet travaille aussi avec Teddy Riner!!

par | Jan 17, 2021 | Uncategorized | 0 commentaires

Judo : Riner, les secrets de sa métamorphose

Il a perdu 26 kg, mange désormais équilibré et ne ressent plus aucune douleur. Battu deux fois en 2020, Teddy Riner renoue avec la compétition à Doha. Avec en ligne de mire un troisième titre olympique.

Le « Riner nouveau » est arrivé. Alors que le Grand Prix de Doha débute ce lundi 11 janvier dans une bulle sanitaire très stricte, le double champion olympique retrouvera les tatamis le 13 janvier, au lendemain des combats de la quadruple championne du monde Clarisse Agbegnenou. Et c’est peu dire que ses deux défaites de 2020 – lors du tournoi de Paris en février puis lors des Championnats de France par équipe en octobre – l’ont piqué au vif. Bien décidé à conquérir l’or cet été aux JO de Tokyo, Teddy Riner, 31 ans, s’est sacrément repris en mains.

Une vraie remise en question

Les deux gifles de 2020 ont été cinglantes. Riner a assumé. « Je me suis demandé ce que je voulais vraiment : est-ce que je vais aux Jeux de Tokyo pour faire de la figuration ou est-ce que j’aborde une nouvelle façon de travailler pour remettre les pendules à l’heure? » Si lors du premier confinement (juste après la défaite à Bercy), il avait beaucoup travaillé le physique dans une salle de musculation spécialement aménagée, Riner a, ces dernières semaines, mis en place un nouveau planning. Les séances de préparation physique se font désormais à Levallois (Hauts-de-Seine), ce qui lui permet d’aller à l’Insep une seule fois par jour et plus deux.

Désormais attaché à plein temps à l’Insep, Yann Morisseau ne gère donc plus les séances de physique. Nico Kanning, fidèle sparring-partner pendant dix ans, n’est plus là. Personne ne l’a officiellement remplacé pour le moment. Franck Chambily (entraîneur fédéral) et Laurent Calleja (coach au club du PSG) se partagent les entraînements, seul le premier est présent à Doha en raison des normes sanitaires liées au Covid.

Une cuisinière pour manger équilibré

C’est Teddy qui l’a dit : l’époque où il demandait à Eden, son fils de 6 ans, où étaient cachés les paquets de gâteaux est terminée. L’anecdote – pointant l’addiction (importante) du judoka pour les sucreries – avait été révélée par sa compagne, Luthna, dans le documentaire réalisé par Benoît Durand et Brice Baubit. Mais ça… c’était avant.

S’il raffole toujours des crêpes, le champion s’est mis à la diète. Le voilà délesté de 26 kg. « Je n’ai pas été aussi léger depuis les Jeux de Londres (NDLR : en 2012) ! » annonce fièrement Riner, 139 kg sur la balance (il pesait 148 kg à l’issue du premier confinement). « Mes nutritionnistes m’ont rééduqué au niveau de la nourriture, une cuisinière me prépare les plats. Je mange équilibré et à heures fixes. »

Plus mobile sur le tapis

Sa défaite – après 154 victoires d’affilée – à Bercy face au Japonais Kokoro Kageura a été décortiquée. « Je me suis posé les questions pour ne plus que ça arrive », insiste-t-il. Trop lourd, battu à son troisième combat de la matinée après une première alerte, le Français avait notamment manqué de mobilité. La perte de poids fait partie de la stratégie mise en place par son staff. Le voilà désormais plus léger qu’à Rio en 2016 (142,5 kg).

Désormais, Riner va plus vite, déclenche plus rapidement. « Je me sens mieux dans mon judo, physiquement je suis bien. Je n’ai plus aucun bobo. Seule la vieillesse est toujours là ! » A 31 ans, le champion met aussi l’accent sur la récupération. Moins de trajets pour aller s’entraîner, davantage de travail d’étirements, notamment grâce à des méthodes douces prônées par la médecin et professeur de yoga Bernadette de Gasquet.

A Doha en quête de repères

Pour bénéficier d’un tableau plus favorable aux Jeux, Riner – qui avait stoppé les compétitions pendant vingt mois entre septembre 2017 et juillet 2019 – va devoir grappiller des points au classement mondial. « A Doha, je vais chercher des adversaires (NDLR : à part le numéro 1 mondial, le Tchèque Krpalek, tous les meilleurs sont là) et voir où se situe mon niveau. » D’autant que l’impossibilité de voyager, et donc de participer à des stages à l’étranger avec des lourds, s’avère être un handicap. « En France, les possibilités d’affronter des lourds sont assez limitées puisqu’il n’y en a que deux à entraînement, ça devient problématique », admet Riner, qui espère participer à d’autres rassemblements internationaux après Doha.

SOURCE Judo : Riner, les secrets de sa métamorphose – Le Parisien (1novembre54.com)